Table of Contents
Comprendre le crédit à la consommation : un contrat pas si anodin
Le crédit à la consommation est souvent présenté comme une solution rapide pour faire face à une dépense imprévue, financer un projet ou lisser un achat important dans le temps. S’il peut en effet faciliter la gestion d’un budget, il engage l’emprunteur sur une durée longue et à des conditions parfois complexes.
Le droit français encadre strictement ce type de crédit, précisément parce que de nombreux consommateurs ne mesurent pas les conséquences d’un engagement financier à moyen ou long terme. Ce crédit concerne des montants allant de 200 € à 75 000 €, sur une durée de plus de trois mois, et exclut les prêts immobiliers ou professionnels.
En 2025, les formes les plus courantes restent le crédit affecté (lié à l’achat d’un bien comme une voiture), le prêt personnel, ou encore le crédit renouvelable, également appelé « revolving » — une forme de crédit particulièrement risquée, souvent à l’origine de contentieux.
Un cadre légal renforcé pour protéger le consommateur
Sous l’impulsion des réformes consolidées au printemps 2025, la législation encadrant le crédit à la consommation a franchi un nouveau cap. L’objectif poursuivi est clair : prévenir le surendettement, renforcer l’information du consommateur et engager la responsabilité des organismes prêteurs en cas de manquements.
Désormais, la loi ne laisse plus de place à l’improvisation ou à la négligence. Chaque étape de la souscription d’un crédit est strictement encadrée, et toute défaillance de la part du prêteur peut entraîner des conséquences lourdes, notamment sur le plan civil.
L’obligation d’information renforcée dès la première rencontre
Avant même la signature du contrat, l’établissement de crédit doit remettre au futur emprunteur une fiche d’information précontractuelle standardisée. Ce document, prévu par le Code de la consommation, vise à garantir la transparence de l’offre.
Il doit présenter :
- Le montant total du crédit
- Le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), c’est-à-dire le coût réel du crédit toutes charges comprises
- Le coût total de l’opération de financement
- Les modalités de remboursement (durée, mensualités, échéances)
- Les éventuels frais annexes
- Et surtout, l’existence du délai légal de rétractation
Ce document doit être remis suffisamment en amont pour que l’emprunteur ait le temps de le lire, le comprendre, et éventuellement comparer plusieurs offres. Si cette information n’est pas remise ou est incomplète, le contrat peut être annulé ou révisé par le juge.
L’évaluation de la solvabilité : un devoir, pas une formalité
Autre pilier de la réforme de 2025 : l’obligation d’évaluation rigoureuse de la capacité de remboursement de l’emprunteur.
Le prêteur ne peut plus se contenter de déclarations orales ou approximatives. Il doit, avant toute offre, analyser les revenus, les charges, les dettes en cours, et consulter les fichiers d’incidents de paiement comme le FICP.
Cette évaluation doit être formalisée par des justificatifs : bulletins de salaire, avis d’imposition, relevés bancaires, etc. Si cette étape est négligée ou bâclée, l’organisme peut être sanctionné par la déchéance du droit aux intérêts, c’est-à-dire la suppression des intérêts prévus au contrat.
Dans les cas les plus graves, notamment lorsque le prêteur accorde un crédit à une personne manifestement insolvable, le juge peut aller jusqu’à prononcer l’annulation du contrat, considérant que l’établissement a agi avec une légèreté fautive.
Un droit de rétractation trop souvent négligé
Le délai de rétractation de 14 jours est un droit fondamental du consommateur. Il lui permet de revenir sur sa décision sans avoir à se justifier, ni à supporter de pénalité, dans un délai de 14 jours calendaires à compter de la signature du contrat.
Ce droit s’applique à toutes les formes de crédit à la consommation, qu’il s’agisse de prêts personnels, de crédits affectés ou renouvelables.
Or, dans la pratique, ce droit est trop souvent ignoré ou mal expliqué. Il arrive que des organismes de crédit n’informent pas clairement le client, ou exercent une pression commerciale pour qu’il renonce à ce délai. Ces pratiques sont illégales. Si le droit de rétractation n’a pas été correctement exposé, le contrat peut être contesté pour vice d’information.
Ce droit constitue un levier de protection précieux, notamment lorsque le crédit est souscrit dans un moment de précipitation, sous l’influence d’un vendeur ou dans un contexte émotionnel fort (achat coup de cœur, besoin urgent de liquidités, etc.).

Des pratiques contestables encore trop fréquentes
Malgré ce cadre protecteur, les litiges liés au crédit à la consommation restent nombreux en 2025. L’un des contentieux les plus fréquents concerne le taux d’intérêt pratiqué. La loi impose que le taux d’un crédit ne dépasse pas le seuil de l’usure fixé par la Banque de France. Or, certains organismes contournent cette limite, notamment dans les contrats de crédits renouvelables.
Autre problématique : des contrats signés à la hâte, en magasin ou en ligne, sans explication suffisante ni remise des documents requis. Certains emprunteurs découvrent ainsi, plusieurs mois plus tard, qu’ils ont été engagés dans un prêt dont les conditions financières sont déséquilibrées ou opaques.
Il arrive également que des crédits soient accordés à des personnes déjà surendettées, ou sans vérification de leur solvabilité réelle. Cette négligence engage la responsabilité du prêteur.
Dans des cas plus graves, l’emprunteur peut se retrouver fiché au FICP (Fichier national des incidents de remboursement) à tort, en raison d’un impayé contesté ou d’une erreur de gestion de son dossier.
Vos recours en cas de crédit abusif
Lorsque le contrat est entaché d’une irrégularité, le consommateur peut engager une action contre l’établissement prêteur. Plusieurs fondements sont possibles : défaut d’information, taux usuraire, clause abusive, défaut d’évaluation de la solvabilité, ou même vices du consentement.
Le recours peut se faire dans un premier temps à l’amiable, par l’envoi d’une mise en demeure, ou via une négociation encadrée. Si cela ne suffit pas, une action devant le tribunal judiciaire de Béziers (ou autre juridiction compétente) peut être engagée pour :
- Faire annuler partiellement ou totalement le contrat
- Réduire le montant dû
- Obtenir la déchéance des intérêts
- Demander réparation du préjudice (matériel ou moral)
En cas de fichage abusif au FICP, le tribunal peut ordonner la radiation immédiate du fichier et, dans certains cas, condamner l’établissement fautif à indemniser le client.
Dans tous les cas, il est important d’agir rapidement. La plupart des recours relatifs au crédit à la consommation sont soumis à des délais de prescription courts, souvent de 2 à 5 ans selon la nature du manquement. Une fois ces délais écoulés, l’action en justice n’est plus possible, même si l’abus est manifeste. De plus, la charge de la preuve incombe au consommateur, ce qui implique de conserver tous les documents liés au crédit : offre préalable, relevés, courriers, preuves de paiement. En vous faisant accompagner dès les premiers signes de litige, vous augmentez considérablement vos chances d’obtenir gain de cause, tout en préservant vos droits et votre situation financière.

L’intervention d’une avocate spécialisée : un levier essentiel
Maître Maréchal, avocate à Béziers en droit de la consommation et bancaire, accompagne les particuliers confrontés à ces litiges complexes. Elle commence par analyser en profondeur les documents contractuels, les échanges intervenus avec le prêteur, et votre situation financière globale.
Elle vous aide à identifier les irrégularités, à construire une stratégie, et à déposer les recours dans les délais impartis. Elle vous représente devant les juridictions compétentes, notamment le tribunal judiciaire de Béziers, mais également à Montpellier, Perpignan, Narbonne, ou Rodez.
Au-delà de la procédure contentieuse, elle peut également intervenir en amont, pour relire un contrat avant signature, négocier un échéancier avec votre créancier, ou éviter le fichage en cas d’incident de paiement ponctuel.
Cet accompagnement personnalisé permet non seulement de rétablir un équilibre face à des institutions puissantes, mais aussi d’éviter bien des erreurs coûteuses. De nombreux clients pensent à tort qu’il est « trop tard » une fois le crédit signé ou que la banque est toujours dans son droit. En réalité, l’intervention d’une avocate expérimentée comme Maître Maréchal permet souvent d’ouvrir des solutions ignorées ou sous-estimées. Sa connaissance des pratiques bancaires, du contentieux local et des juridictions du Sud de la France lui permet d’adapter sa stratégie à chaque situation : aucun dossier n’est standard, chaque défense est sur-mesure.
Exemples de dossiers traités
Un consommateur fiché au FICP suite à un litige sur un crédit de 5 000 € a vu sa situation débloquée après intervention rapide du cabinet. Le tribunal a ordonné la radiation du fichier, et le client a pu à nouveau accéder à des solutions bancaires normales.
Une retraitée surendettée a été engagée dans deux crédits renouvelables en parallèle, aux taux réels dépassant 23 %. Après expertise du contrat, le juge a supprimé l’intégralité des intérêts, économisant ainsi plus de 3 200 € au total.
Ne restez pas seul face à votre crédit
Un crédit à la consommation mal encadré ou mal expliqué peut avoir des conséquences lourdes sur votre budget, votre santé mentale et votre stabilité personnelle. Face à un organisme bancaire, les règles sont techniques, les délais sont courts, et les marges de négociation faibles si vous êtes seul.
En vous faisant accompagner par Maître Maréchal, avocate en droit de la consommation à Béziers, vous donnez à votre dossier une véritable chance d’aboutir à un résultat favorable.
Besoin d’un accompagnement ?
📍 Le cabinet de Maître Maréchal est situé à Béziers : Résidence Les Bougainvillées II, 2 Avenue Monseigneur Coste – 34500
📅 Prenez rendez-vous en ligne pour une analyse de votre contrat ou de votre situation financière :
👉 maitremarechal-avocat.fr/rendez-vous-avocat-beziers