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La Société Civile Immobilière (SCI) est aujourd’hui l’un des montages juridiques les plus utilisés en France pour gérer, transmettre ou exploiter un patrimoine immobilier. Elle séduit autant les familles souhaitant organiser une succession, que les investisseurs cherchant une meilleure gestion fiscale ou patrimoniale.
Mais derrière la simplicité apparente de sa création se cachent des enjeux juridiques complexes, des pièges fiscaux et, parfois, des conflits entre associés qui peuvent rapidement dégénérer. Que vous souhaitiez constituer une SCI, anticiper une transmission, résoudre un désaccord entre héritiers ou faire face à une procédure judiciaire, l’accompagnement d’un avocat compétent est indispensable.
À Béziers, Maître Maréchal intervient régulièrement sur les problématiques liées aux SCI, tant en conseil qu’en contentieux. Voici ce que vous devez savoir.
Pourquoi créer une SCI en 2025 ?
En 2025, la Société Civile Immobilière (SCI) demeure un véritable pilier de la gestion patrimoniale, notamment pour les familles, les investisseurs, ou les couples non mariés souhaitant acquérir un bien à plusieurs. Sa popularité ne faiblit pas, car elle offre une alternative souple, sécurisée et évolutive à la traditionnelle indivision, souvent source de blocages.
Contrairement à l’indivision, où chaque co-propriétaire doit être consulté pour toute décision, la SCI permet de désigner un ou plusieurs gérants. Ces derniers peuvent agir au nom de la société pour signer, louer, vendre ou entretenir les biens, selon les règles prévues dans les statuts. Cela évite l’immobilisme, les désaccords paralysants, et facilite la gestion courante.
L’un des avantages majeurs reste la transmission du patrimoine immobilier. Au lieu de transmettre un bien indivis (difficile à partager et à valoriser), les parents ou les associés peuvent donner progressivement des parts sociales, permettant une transmission en douceur, par tranches, tout en conservant le contrôle via la gérance. Cela s’inscrit parfaitement dans une stratégie de donation-partage, très utilisée en 2025 pour réduire la pression fiscale sur les successions.
La souplesse fiscale de la SCI est également un levier précieux. Par défaut, la SCI est soumise à l’IR (impôt sur le revenu), ce qui permet aux associés de déclarer leur quote-part des revenus et charges. Mais elle peut opter pour l’IS (impôt sur les sociétés), ce qui ouvre la voie à des mécanismes d’amortissement du bien, de déduction des charges, et parfois, à une fiscalité plus avantageuse en cas de réinvestissement ou de location meublée. Ce choix stratégique doit être accompagné, car les conséquences fiscales sont profondes, notamment sur les plus-values de cession.
Autre intérêt souvent sous-estimé : la protection du patrimoine personnel. Bien qu’il s’agisse d’une société civile (et non commerciale), la SCI dispose d’une personnalité morale propre. Cela signifie que les dettes contractées par la société ne sont pas automatiquement répercutées sur le patrimoine personnel des associés, sauf faute de gestion ou caution personnelle. Cette séparation des patrimoines est un rempart utile dans une stratégie d’investissement.
Enfin, la SCI permet aussi d’organiser juridiquement la gestion collective d’un bien entre conjoints, partenaires de PACS ou concubins, sans être contraints par les règles matrimoniales. En cas de séparation ou de décès, les parts sociales se transmettent ou se rachètent plus facilement qu’un bien indivis.
Cependant, il est essentiel de rappeler que la SCI est une société civile à part entière, soumise à des obligations légales précises. Elle implique la tenue d’une comptabilité, la rédaction de statuts, la déclaration des revenus, la tenue d’assemblées générales, et la publication d’un avis de constitution. Sa mauvaise gestion peut entraîner des conséquences fiscales ou civiles sérieuses.
Les pièges fréquents dans la gestion d’une SCI
Beaucoup de SCI sont constituées sans réelle stratégie juridique. Les statuts sont copiés-collés, les associés mal informés de leurs droits, et les décisions prises à la légère. Résultat : les conflits surgissent rapidement.
En 2025, les contentieux les plus fréquents liés aux SCI tournent autour de plusieurs problématiques :
- Absence ou mauvais encadrement de la gérance : un gérant qui agit sans autorisation, ou au contraire, une gestion paralysée faute de règles claires.
- Blocage entre associés : en cas de désaccord sur une vente, des travaux, ou la répartition des bénéfices.
- Cession de parts non encadrée : la sortie ou l’entrée d’un associé sans respecter les statuts, pouvant entraîner la nullité des actes.
- Détournement de fonds ou mauvaise utilisation du compte courant d’associé
- Erreurs fiscales : déclaration à l’impôt sur les sociétés sans en mesurer les conséquences, oubli de déclaration de résultat, ou mauvaise gestion de la TVA en cas de location meublée.
Ces erreurs peuvent avoir des conséquences graves : redressement fiscal, nullité des décisions, action en responsabilité du gérant, voire dissolution de la SCI.

Les litiges familiaux dans les SCI
L’un des terrains les plus sensibles reste celui de la SCI familiale, notamment lorsqu’elle est constituée pour gérer un bien immobilier commun issu d’une succession. Ce modèle séduit initialement pour sa capacité à préserver l’unité du patrimoine – maison de famille, immeuble de rapport, terrain agricole ou résidence secondaire – mais peut très vite devenir source de conflits profonds entre héritiers ou associés proches.
Dans la pratique, les désaccords éclatent souvent après le décès du fondateur de la SCI, lorsque les enfants, ne partageant ni les mêmes objectifs ni les mêmes relations familiales, se retrouvent contraints de gérer ensemble un patrimoine commun. Certains souhaitent conserver le bien, d’autres veulent vendre ; certains refusent d’investir, quand d’autres s’impliquent activement ; d’autres encore accusent le gérant (souvent un membre de la famille) de favoritisme, mauvaise gestion ou opacité financière.
Ce type de tension peut provoquer un véritable blocage de la société : impossibilité de réunir une majorité en assemblée, refus de signer les actes nécessaires à la location ou la vente, voire opposition systématique entre les associés. Dans ces cas, l’absence de communication et de cadre juridique clair transforme la SCI en instrument de discorde, au lieu d’un outil de gestion.
La situation est d’autant plus complexe que les liens familiaux brouillent souvent la frontière entre affectif et juridique. Les conflits, loin de se limiter à des divergences de gestion, réactivent parfois des rancunes anciennes, des sentiments d’injustice successorale ou des déséquilibres patrimoniaux.
Dans ces contextes délicats, l’intervention d’un avocat devient indispensable. Maître Maréchal, forte de son expérience dans le droit des successions et des sociétés civiles, propose une approche pragmatique, humaine mais juridiquement solide. Elle analyse les statuts, identifie les marges de manœuvre, et établit une stratégie claire pour débloquer la situation, soit par la négociation, soit en saisissant le juge.
Selon les cas, elle peut engager une action en révocation de gérant, une demande de vente forcée des parts sociales, une liquidation judiciaire de la société, ou encore proposer une modification des statuts pour mieux encadrer les droits et obligations de chacun. Elle peut également représenter les intérêts d’un associé minoritaire, souvent lésé ou ignoré dans les décisions, et lui permettre de faire valoir ses droits devant les tribunaux.
Enfin, il n’est pas rare que la médiation, encadrée par un avocat, permette d’éviter une procédure longue et coûteuse, en trouvant un accord de sortie, un rachat de parts ou une répartition du patrimoine plus équitable.
Faut-il une avocate pour créer ou modifier une SCI ?
Techniquement, la constitution d’une SCI peut se faire en ligne. Mais dans la réalité, chaque projet immobilier est unique, et nécessite une structuration personnalisée. Sans cela, les conséquences peuvent être durables : fiscalité mal optimisée, statut inadapté, conflit inévitable.
Maître Maréchal vous aide à :
- Rédiger des statuts adaptés à votre projet et votre situation familiale
- Choisir le régime fiscal le plus avantageux (IR ou IS)
- Anticiper les risques de conflit en prévoyant des clauses claires (préemption, majorité qualifiée, révocation de gérant, etc.)
- Protéger les associés minoritaires
- Prévoir une sortie organisée pour les héritiers ou en cas de désaccord
- Gérer une modification de statuts, une dissolution ou une transmission
Elle intervient également en cas de contrôle fiscal, de mésentente entre associés, ou d’erreurs commises par un notaire ou expert-comptable lors de la création ou de la gestion de la SCI.
Contentieux et résolution judiciaire à Béziers
Lorsque la médiation échoue, ou qu’un associé agit au mépris des statuts, l’action judiciaire devient inévitable. Le tribunal judiciaire de Béziers, compétent pour ce type de contentieux, est souvent saisi dans les cas suivants :
- Demande de révocation d’un gérant (abus de pouvoir, détournement)
- Blocage de décision en assemblée générale
- Demande de sortie d’un associé (notamment en cas de mésentente grave)
- Contestation de cession de parts
- Dissolution judiciaire de la SCI pour paralysie ou mésentente
Maître Maréchal vous accompagne à toutes les étapes du contentieux : analyse de la situation, stratégie procédurale, représentation en audience, et exécution du jugement. Elle met son expertise au service d’une résolution rapide et adaptée à vos enjeux financiers et personnels.

Un accompagnement local, humain et stratégique
Implantée à Béziers, Maître Maréchal connaît parfaitement les juridictions locales, les attentes des juges civils et les spécificités régionales du marché immobilier.
Elle vous reçoit au cabinet pour un diagnostic complet de votre situation, vous aide à comprendre vos droits, à anticiper les risques, et vous propose une stratégie claire. Elle privilégie la solution amiable quand elle est possible, mais n’hésite pas à plaider devant le tribunal si la situation l’exige.
Contact
Vous êtes confronté à une problématique de SCI ? Vous souhaitez créer une société civile immobilière, sécuriser votre patrimoine, sortir d’un blocage entre associés, ou défendre vos intérêts dans un conflit successoral ?
📍 Maître Maréchal, avocate à Béziers, vous accueille dans son cabinet situé :
Résidence Les Bougainvillées II – 2 Avenue Monseigneur Coste – 34500 Béziers
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